Programme Ivy

Lettre aux investisseurs

Mars 2018

Commentaire marchés

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Quelques évolutions de prix Year-to-date

L’économie mondiale continue de se maintenir sur sa tendance positive en mars. Nous espérons qu'une vague récente de protectionnisme ne va pas enrailler cette dynamique en impactant les prix des biens importés et la confiance du consommateur. Les droits de douane sur l'acier et l'aluminium ont été augmentés par les Etats-Unis et une liste complémentaire est proposée avec comme volonté avouée de pénaliser la Chine qui envisage des mesures de rétorsions. Il reste à voir ce qui procède d'une démonstration de force et ce qui finira par être implémenté.

Le nouveau Gouverneur de la Banque Centrale Américaine, Jerôme Powell, a mis son premier tour de vis, depuis son investiture, sur les taux directeurs US. Il considère que l’ économie américaine a continué à se renforcer à un rythme soutenu et que la résurgence de l’inflation justifie un resserrement monétaire adéquat. Ce discours tranche un peu avec ce que l’on avait l’habitude entendre avec Janet Yellen. D’ailleurs les analystes ont bien saisi le message et s’attendent de manière unanime à quatre hausses de taux en 2018 et non plus trois comme anticipé fin 2017.

Sur la partie Fixed Income on notera l’upgrade de la Grèce de deux crans à B3 avec un « outlook » positif. A contrario, la Lettonie se retrouve au milieu des projecteurs avec un scandale bancaire et certaines banques soupçonnées de blanchiment d’argent. Mais le facteur à surveiller et qui a fait couler beaucoup d’encre est le spread Libor-OIS. Ce dernier ne cesse de grimper depuis le début de l’année pour atteindre il y a peu 58 points de base (0.58%). On est encore loin du niveau de 2008, mais ce genre de pic peut sur une crise de confiance créer une crise de liquidité importante. Si ce schéma se produisait nous nous retrouverions dans une situation similaire à fin 2007 début 2008. Plus aucune banque à l'époque ne voulait prêter à sa voisine et les taux interbancaires s’envolaient. Pour le moment, certains facteurs techniques jouent dans le sens d’une remontée de ce spread Libor-OIS à l’image de la normalisation du bilan de la Fed et le niveau d’émissions des bons du trésor (Treasuries) qui est beaucoup plus important cette année afin de compenser la réforme fiscale mise en place en décembre. Sur la partie Crédit Corporate une certaine tension sur les spreads High Yield est palpable en $ au regard de la contre performance des indices Iboxx High Yield en $. Sur les dérivés de Crédit l’Itraxx Crossover Europe s’est également écarté de 10bps à 259bps sur un intervalle de temps très court.

Sur le vieux continent, la tension commerciale sino-américaine, a été très mal interprétée. En outre les dernières statistiques européennes semble marquer le pas à l’image des PMI qui traduisent un net ralentissement des exportations. L’Allemagne qui reste le plus gros exportateur européen quant à elle voit la confiance de ses grands patrons diminuer à travers l’indice du climat des affaires (Ifo). De plus les résultats des dernières élections italiennes -qui suggèrent une cohabitation plutôt inhabituelle- laissent entrevoir des difficultés de gouvernance. Si l’on ajoute à cela la bonne tenue de la monnaie unique face aux autres devises aux alentours des 1,2350/1,24, on peut se poser la question de la soutenabilité de la reprise en zone Euro. Et nous ne sommes pas les seuls à nous poser cette question au regard de la dégringolade progressive des indices actions ces dernières semaines.

Les matières premières continuent de bénéficier d’un effet dollar positif, excepté pour le cuivre qui continue bon gré mal gré à dépendre des fluctuations des marchés actions. Rappelons que les matières premières ont tendance à superformer le marché en fin de cycle ce qui appuie notre hypothèse que nous nous trouvons vraiment sur un pic dans le cycle économique et que la moindre faiblesse pourrait nous entraîner une nouvelle fois vers le côté économique obscur (hard landing de l’économie). L’or a joué pleinement son rôle de valeur refuge en ces temps incertains sur les marchés actions.

Le programme Ivy est positionné à l'heure actuelle de manière plus défensive. À fin mars, il est en repli de 3.8% sur l’année. Nous pensons que la flexibilité et la diversité des expositions offertes par le programme est nécessaire dans l'environnement de marché actuel, plus volatil et indécis, et prouvera ses bénéfices au cours du reste de l'année 2018.

Nos convictions actuelles

Convictions de marché et paris actifs
Les graphiques montrent nos convictions actuelles par marché, allant de -100% (maximum bearish) à +100% (maximum bullish).
Pour chaque classe d’actifs, nous montrons nos trois convictions les plus hautes et nos trois les plus basses.

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Programme Ivy YTD

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Contributions à la hausse les plus significatives
+0.59% US 10Y T-Note
+0.35% Live Cattle
+0.26% Sugar 11
+0.19% United States Oil Fund LP
Contributions à la baisse les plus significatives
-0.77% FTSE 100
-0.56% CAD 10Y
-0.51% SMI
-0.51% High Grade Copper

Performance et positions

La stratégie Ivy réalise une performance de -4.5% en 2018 à fin mars.

Les positions ETFs ont une performance de -1.2% et les positions long/short futures de -3.3%.

Les gains sur l’année 2018 proviennent de positions sur les produits de taux ( positions short sur les taux US), de diverses positions sur les matières premières (notamment short sucre, short live cattle (bétail), long gasoil, et long or), de certaines positions actions (le secteur technologique notamment, géré de manière dynamique) et les obligations convertibles.

Les pertes sur l’année proviennent pour l’essentiel de positions futures sur actions (Footsie100, SMI) et sur certaines matières premières (maïs, cuivre, platine).

Une décomposition plus fine de la performance est détaillée ci-après.

En termes de convictions, nous restons positifs pour le moment, mais de manière moins marquée (conviction d’environ 50%), sur les actions US, et sommes passés neutres sur les actions européennes. Nos convictions les moins marquées sont sur les secteurs des télécommunications et des utilities, ce dernier étant sensible à la remontée des taux. Pour les obligations, nous privilégions toujours les convertibles, qui profitent du regain de volatilité. Nous restons short sur les taux longs US et les taux canadiens, et sommes désormais short également sur les taux anglais. Pour l’immobilier, nous privilégions l’immobilier ex US, et nos convictions sont désormais modérément bearish sur l’immobilier US (REIT), lui aussi sensible à la remontée des taux.
Enfin sur les matières premières, nos convictions restent baissières sur le maïs, le gaz naturel et le sucre; nous sommes bullish en revanche sur le cuivre, le pétrole et l’or.

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Contribution des ETFs à la performance

Les graphiques ci-contre (un par classe d’actifs) illustrent leur contribution à la performance depuis le 1er janvier 2018 (en USD).

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Contribution des futures à la performance

Les graphiques ci-contre (un par classe d’actifs) illustrent la contribution des futures à la performance depuis le 1er janvier 2018 (en USD).

Contributions au risque du portefeuille

Contributions au risque (component VaR 95% 1-day)

Les graphiques montrent comment nos positions contribuent à la VaR (Value at Risk) totale du portefeuille. Les contributions positives vont dans le même sens que le risque du portefeuille dans son ensemble, les contributions négatives sont celles des positions diminuant le risque global du portefeuille.

Pour chaque classe d’actifs, nous montrons les trois contributions les plus hautes et les trois les plus basses.

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Focus sur un trade

Nous analysons ce mois-ci la performance d'une de nos positions spécifiques, à savoir le live cattle (boeuf) auquel nous nous exposons via des futures.

Avec une performance annuelle de -5,71 %, le contrat future Live Cattle continue sa correction amorcée fin d’année dernière, avec une forte baisse depuis un mois. Nous sommes positionnés à la baisse depuis décembre 2017.

De manière intéressante ce marché a réagi récemment à des événements macroéconomiques. En effet l'offre de boeuf américain est importante. Une partie de l'évolution récente des prix peut être attribuée au risque que la Chine impose des droits de douane plus élevés sur les importations de boeuf américain. Cela contraste avec l'accord de libre échange datant de Decémbre 2015 que la Chine a conclu avec l'Australie et qui prévoit une baisse des droits de douane sur le boeuf de 2% par an. Ils sont actuellement à 12% avec une disparition totale à horizon 2024.

Le graphique ci-dessous montre la contribution totale de la position live cattle sur le portefeuille, ce qui illustre comment ce type de marché peut apporter de la diversification.

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Points forts et benchmarking

Points forts du programme Ivy
Deep learning Swiss made
Tail risk protection & crisis alpha Daily liquidity
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Metrics Ivy 12 SG CTA Trend Index S&P500 20Y Treasury Bond
Annualized return 12.47% 5.19% 5.25% 6.97%
Volatility 10.46% 13.36% 19.36% 12.76%
Sharpe ratio 1.1 0.37 0.27 0.53
Max. drawdown 13.29% 21.66% 55.20% 26.59%
Correlation with Ivy - 0.54 0.26 0.13

Conditions

La stratégie Ivy est accessible sous forme de managed account dès 500’000 CHF/EUR/USD/GBP.
Elle sera très prochainement disponible sous forme de fonds UCITS.
Contactez-nous pour de plus amples informations.

1%
Frais de gestion
10%
Frais de performance

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