Programme Ivy

Lettre aux investisseurs

Mai 2018

Le mois en quelques mots

News et Marchés


L'allocation

Commentaire marchés

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Quelques évolutions de prix Year-to-date

Le mois de mai aura été marqué par une remontée du billet vert, dans la continuité de mois d'avril. Le discours du Président de la Réserve Fédérale devrait continuer à mettre une certaine pression à la hausse sur les taux et le dollar. Pour les sociétés américaines exportatrices, un dollar renforcé n'est pas une bonne nouvelle. De ce fait, les résultats des entreprises américaines pourraient s’en trouver impactés de manière plus prononcée qu’attendue avec un effet sur les bénéfices et les marges au deuxième et troisième trimestre. De manière liée, la remontée du dollar a tendance à impacter les devises des pays émergents. Certains d'entre eux, comme l'Argentine et la Turquie, ont fait parler d'eux de manière plus marquée ces dernières semaines avec une accélération de la baisse de leurs devises.

D'un autre côté, un regain de tension a agité l'Europe. En effet, l’Italie qui a l’endettement public le plus élevé d’Europe après la Grèce va être dirigée par un gouvernement d’eurosceptiques. D’ores et déjà l’équipe dirigeante a prévu de mettre en place une politique de relance risquant de faire déraper le déficit public. Cette méthode maintes fois éprouvée ne sera pas du goût de la rigueur Allemande, très à cheval sur la capacité des pays à contenir leurs déficits. D’ailleurs la BCE déjà en avril avait fait un rappel à l’ordre en mettant en exergue le respect des règles budgétaires ciblant principalement les États membres ayant une dette publique très élevée.

En Espagne aussi, la situation change, le gouvernement de Mariano Rajoy ayant été renversé, ne sachant plus comment gérer le choc provoqué par les affaires de corruption concernant son « Partido Popular » et sa condamnation par l’Audience Nationale de Madrid. C’est d’ailleurs une fois que le verdict est tombé que le Parti Socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez a mis en place au parlement une motion de censure qui a été approuvée par 180 voix. La sentence est sans appel, le gouvernement actuel ne sera plus. Le nouveau gouvernement n’aura pas une grande marge de manœuvre et laisse plutôt entrevoir des élections anticipées. Néanmoins il a cherché à rassurer et se montre pro-européen.

Le programme Ivy a fait évoluer son exposition de manière significative cette année. Nous portons notamment davantage qu’à l’accoutumée notre attention sur les matières premières. Nous pensons que la flexibilité et la diversité des expositions offertes par le programme Ivy sont absolument nécessaires dans l’environnement de marché actuel. À fin mai, le programme est en repli de 2,2% sur l’année, prêt à s'adapter aux évolutions des marchés à venir.

Nos convictions actuelles

Convictions de marché et paris actifs
Les graphiques montrent nos convictions actuelles par marché, allant de -100% (maximum bearish) à +100% (maximum bullish).
Pour chaque classe d’actifs, nous montrons nos trois convictions les plus hautes et nos trois les plus basses.

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Programme Ivy YTD

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Contributions à la hausse les plus significatives
+0.65% Gas Oil
+0.51% US 10Y T-Note
+0.46% Brent Crude
+0.42% Vanguard Information Technology
Contributions à la baisse les plus significatives
-0.78% FTSE 100
-0.54% SMI
-0.50% Palladium
-0.50% High Grade Copper

Performance et positions

La stratégie Ivy réalise une performance de -2,2% en 2018 à fin mai.

Les gains sur l’année 2018 proviennent de positions short sur les produits de taux US, de diverses positions sur les matières premières (notamment long gasoil, et long pétrole), de certaines positions actions (les secteurs de la technologie et de la santé) et les obligations convertibles.

Les pertes sur l’année proviennent de positions short sur les taux canadiens, de positions futures sur actions (Footsie100, SMI) et sur certaines matières premières (maïs, cuivre, platine).

Une décomposition plus fine de la performance est détaillée ci-après.

En termes de convictions, nous sommes modérément bullish (presque neutres) sur les actions. Pour les obligations, nous privilégions toujours les convertibles, qui profitent du regain de volatilité. Nous sommes bearish sur les taux longs US, les taux canadiens et long bunds. Pour l’immobilier, nous privilégions l’immobilier ex US et nos convictions sont désormais modérément bearish sur l’immobilier US (REIT), lui aussi sensible à la remontée des taux.
Enfin sur les matières premières, nos convictions restent baissières sur le sucre malgré le rebond récent des prix. Nous sommes bullish sur le pétrole et l’or.

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Contribution des ETFs à la performance

Les graphiques ci-contre (un par classe d’actifs) illustrent leur contribution à la performance depuis le 1er janvier 2018 (en USD).

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Contribution des futures à la performance

Les graphiques ci-contre (un par classe d’actifs) illustrent la contribution des futures à la performance depuis le 1er janvier 2018 (en USD).

Contributions au risque du portefeuille

Contributions au risque (component VaR 95% 1-day)

Les graphiques montrent comment nos positions contribuent à la VaR (Value at Risk) totale du portefeuille. Les contributions positives vont dans le même sens que le risque du portefeuille dans son ensemble, les contributions négatives sont celles des positions diminuant le risque global du portefeuille.

Pour chaque classe d’actifs, nous montrons les trois contributions les plus hautes et les trois les plus basses.

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Focus sur un trade: pétrole Brent

Nous traitons ce mois de nos positions relatives au pétrole brut Brent, avec une position longue initiée en septembre 2017. Parmi les facteurs ayant impacté le prix récemment, nous soulignons notamment le maintien d'une croissance économique forte dans les différentes régions du monde et des tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient.

La demande de pétrole des pays émergents est en croissance et reste un facteur important de l'évolution des prix ces dernières années. La Chine est le deuxième consommateur au niveau mondial et l'Inde le quatrième pour le moment (amenée d'ici quelques années à prendre la place du Japon). La part des pays non OCDE dans la demande énergétique mondiale, toutes énergies confondues, est déjà élevée (60%) et continue à augmenter. Elle est attendue à 70% en 2040 selon le dernier "outlook for energy" de Exxon. De plus le mix énergétique d'ici 2040 ne devrait pas voir la part du pétrole diminuer significativement.

Eu égard à la géopolitique, la récurrence de tensions provoque des déséquilibres importants depuis 8 mois sur le marché pétrolier car les pays touchés sont de gros producteurs de brut. On pense principalement aux sanctions américaines qui visent la Russie et l’Iran, mais on peut également pointer l’embargo américain vis à vis du Vénézuela. Or depuis janvier 2017, des réductions de production ont été mises en place par les pays membres et non-membres de l’OPEP, et ces réductions devraient pour l'essentiel perdurer jusqu'à la fin de l'année. Le ministre de l’énergie saoudien Khalid Al-Falih a cependant mentionné fin mai qu'une augmentation de production était possible afin de rassurer les consommateurs. Parmi les pays produisant actuellement en deça de leur niveau attendu, on notera le Vénézuela, l'Angola, le Mexique, le Soudan, Bahrain et Brunei. Les États-Unis continuent eux à augmenter leur production.

D’un point de vue plus technique, la structure en Backwardation traduit clairement à court terme que la demande est supérieure à l’offre. Les traders pétrole n’ont pas d’intérêt à stocker des barils pour les revendre plus cher à terme (les prix à terme étant plus bas que ceux spot) ce qui explique en partie la diminution continue des stocks. Depuis le pic de production de mars 2017 les stocks de pétrole brut ont chuté de 130 millions de barils.

Le programme Ivy a pu capturer la tendance haussière sur le pétrole brut Brent. Le graphique ci-dessous montre la contribution totale de la position sur le portefeuille depuis le début d’année, avec des gains importants matérialisés ce mois.

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Points forts et benchmarking

Points forts du programme Ivy
Deep learning Swiss made
Tail risk protection & crisis alpha Daily liquidity
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Metrics Ivy 12 SG CTA Trend Index S&P500 20Y Treasury Bond
Annualized return 12.43% 5.00% 5.37% 6.89%
Volatility 10.50% 13.33% 19.32% 12.74%
Sharpe ratio 1.1 0.35 0.27 0.52
Max. drawdown 13.29% 21.66% 55.20% 26.59%
Correlation with Ivy - 0.54 0.27 0.12

Conditions

La stratégie Ivy Deep Learning est accessible sous forme de managed account dès 500’000 CHF/EUR/USD/GBP.

Ivy Deep Learning est également disponible sous forme d’un certificat dont le code ISIN est DE000A2MDNL3.
Le cours quotidien du certificat est disponible en ligne: Cours du certificat

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